L’euthanasie ça tue

Ce billet a été initialement rédigé sur le défunt blogue À la base 2

Loin de moi l’idée de faire un jeu de mots désagréable, mais c’est la première chose à laquelle j’ai pensé. Pas que je vous prenne, cher lectorat, pour des incultes, mais poussons plus loin ce mortel mot… Ces quelques lettres ont une trèsComme certains doivent savoir, vendredi dernier nous avons dû faire euthanasier notre gros chat Merlin. Plusieurs personnes n’ont sûrement pas compris ou ne comprendront pas l’état de désarrois dans lequel cette soirée nous a laissées chérie et moi. Je crois qu’il faut aimer les animaux, en avoir soi-même et je dirais, en avoir “perdu” pour réellement comprendre que c’est un dur moment.

Sans rentré dans les détails, nous avons du faire face à un choix la semaine dernière: tentez par divers tests et opérations de garder un chat qui souffre en vie quelque temps de plus (s’il passe à travers les opérations, si les opérations réussissent et si le problème ne refait pas surface après) ou de mettre fin au jour de celui-ci, mais surtout fin à ses souffrances. Vu sa taille et les chances que ses problèmes resurgissent ainsi que les chances mineures de réussite des opérations, nous avions à faire le choix entre notre égoïsme de vouloir garder un être aimé (oui! un être aimé en parlant d’un animal) le plus longtemps possible avec nous ou d’agir avec sagesse et de prendre la bonne décision pour lui! En plus, nous ne parlons même pas des arnaqueuses sommes qu’on avait déjà dû payer pour tenter tant bien que mal de trouver une solution et celles que nous allions devoir encourir.

Certains me diront (vous n’aurez pas lu la note ci-haut) que ce n’est qu’un chat et que j’exagère. Oui, ce n’est qu’un chat, mais c’était notre chat. Croyez-moi, ce fut à ce jour, la plus dure décision que j’ai eu à prendre. Voir chérie qui l’aimait comme si c’était son enfant et qui le chérissait depuis plus de 5 ans (de mon côté, je ne le connaissais que depuis 1 an et demi, mais vivait avec depuis plus de 6 mois… assez pour s’attacher à ce gros balourd mâle au miaule d’une petite chatte) être démolit par ces tristes nouvelles (elle venait en plus d’en perdre un autre il y a à peine 6 mois) et savoir que nous devions prendre cette cruelle décision… Savoir que le lendemain, ce gros minet ne viendrait plus m’achaler pour de l’eau venant du frigidaire même si son bol d’eau (qui est électrique pour rafraichir et refroidir l’eau) était plein. De penser que malgré le fait que nous avions 4 chats, de se faire dire “au moins il t’en reste 3” ne changerait rien à notre tristesse.

Oh l’euthanasie ça tue… ça tue l’être aimé… et ça tues ceux qui prennent cette lourde décision!

Au revoir mon gros…

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