Et si on intégrait les blogueurs dans nos promotions ?
Il y a environ 3 semaines, j’avais une discussion fort intéressante avec l’ami Fabrice Calando sur la place des blogueurs dans la promotion Web. Ça semblait être un sujet du moment, car l’amie Josiane Massé en parlait sur Branchez-Vous.
En quoi consistait cette discussion? Je me demandais pourquoi ici, les blogueurs n’ont pas encore totalement la cote pour les entreprises qui veulent faire parler de leurs produits, de leurs services. On commence à voir un peu plus d’initiative de ce genre, avec exemple l’ami Patrick Dion qui fut invité à un spa ou votre humble serviteur qui fut invité au Cirque du Soleil par Geekbecois et Rogers pour voir Totem. Je parle ici d’inviter des blogueurs à des événements, de leur passer un appareil électronique pour évaluation, de leur donner un livre pour une lecture… Bien sûr, vous me direz que cela m’intéresse, car je suis un blogueur et que j’aime les «freebies» (choses gratuites) ? OK! Je suis d’accord pour ce point, mais croyez-moi, cela ne me touche pas totalement, car je suis loin d’avoir une visibilité aussi grande que les Michelle Blanc de ce monde!
Je parle ici, surtout, de public cible. Je ne suis pas dans le domaine des communications ou du marketing, mais ce que j’ai appris avec le temps, c’est que mon réseau virtuel (blogue, Twitter, Facebook, LinkedIn…) est majoritairement rempli de personne qui se rapproche de mon domaine d’affaires ou qui ont des passions touchant les miennes. Ce qui se traduit en public cible comme je le dis ci-haut. En d’autres termes, si je me prends en exemple, un éditeur voulant faire connaître son livre sur la cuisine végétarienne ne devrait pas m’envoyer ce livre, car je ne cuisine pas vraiment et je suis loin du végétarisme. Par contre, un livre sur les médias sociaux ou un nouveau téléphone à tester, voilà le genre de publicité qui toucherait mon réseau!
Attention par contre, que ce soit imposé par soit-même comme le dit Josianne dans son billet ou que ce soit une question d’éthique, je préconise deux choses :
- Je préfère dire que je fais ce billet parce qu’on m’a donné quelque chose ou bref, suite à un contact de X ou Y personne (question d’être transparent);
- Je veux être libre de dire que cela ne m’a pas plus si c’est le cas.
Je parle au “Je”, car cela vient de ma façon de penser, mais dans ce genre d’entente, je vous conseillerais ces deux règles.
Alors selon vous, pensez-vous que ce soit répandu à plus grande échelle que je le pense ici ? Pensez-vous que mes deux règles sont frivoles ? Est-ce que l’appuie de blogueurs d’influences tels les Laurent Maisonnave, les Benoît Descary ou les Julien Smith de ce monde peuvent réellement aider à faire la promotion de vos produits ou services?
Photo prise par Le Technophile : http://www.letechnophile.net/


Salut Frédéric,
Je travaille en communications et approche moi-même des blogueurs à l’occasion. L’approche de blogueurs est rapidement devenue un incontournable dans mon domaine. Nous sommes constamment à la recherche de blogueurs pour différents projets. Aussi, tu as raison concernant les publics cibles; il est important de bien choisir à qui l’on fait parvenir notre message. La blogosphère couvre un nombre incroyable de sujets et plusieurs blogues sont spécialisés dans des sujets très niches.
Il est important de garder en tête que le blogueur est maître chez lui et qu’il traitera le message comme il le souhaite que ce soit de façon positive, négative et avec transparence ou non.
De plus, je pense que l’appui des blogueurs est vraiment important bien que l’influence de ces derniers n’est pas toujours quantifiable de façon précise (lorsque disponible, un hyperlien peut aider…)
Salut Frédéric,
Premièrement merci pour la mention
Comme le mentionne Sébastien, je pense que ça devient de plus en plus un incontournable. Il y a quand-même quelques avantages pour le compagnies :
- Ça permet de rejoindre une cible beaucoup plus captives qu’avec un spot TV ou une pub dans un magazine.
- Aussi, ça indique aux blogueurs que la marque les écoutes, qu’elle est prête à converser d’égal à égal – du social capital.
Un exemple intéressant : le dernier billet de Chris Brogan – http://www.chrisbrogan.com/mario-sundar-at-linkedin-is-a-trust-agent/
@Sébastien : effectivement, j’ai souvenir que tu m’ais approché pour le lancement d’une WebTV.
Tu parles qu’il est dur de quantifier l’influence de ces derniers et je suis d’accord. C’est en effet un des points que nous avions souligné Fabrice et moi lors de notre discussion. Le retour sur investissement aussi est dur à réellement évaluer, ce qui me laisse croire que la prochaine étape serait de trouver une bonne façon de quantifier autant le retour sur investissement que l’influence.
Même si on base souvent l’influence sur le nombre de lecteurs ou le nombre de personnes qui nous suivent sur les médias sociaux, personnellement je pense que ce n’est pas toujours représentatif, mais bon, c’est une autre discussion!
@Fabrice: c’est une discussion que j’aimerais bien continuer un de ces quatre!
Chris Brogan est un des exemples aux États-Unis dont je parle souvent : respecté, influenceur et surtout souvent approché pour qu’il s’intègre dans la promotion de produits/services.
Quand à l’utilisation de Trust Agent, j’en aurais aussi long à dire, positivement bien sûr : j’ai lu le livre et j’y applique plusieurs concepts…
@Frédéric Quand tu veux!
Je suis d’accord avec toi sur le sujet de l’influence… c’est Gary Vaynerchuk qui mentionne dans Crush it! qu’il passe autant de temps avec des blogueurs qui ont 3 lecteurs que ceux qui en ont 300,000. Mais bon, comme tu le dit, c’est une autre discussion!
Bonsoir Frédéric,
Excellent billet et question ! Je pense que tu as vraiment mis le doigt sur le point le plus important qui est le ciblage pour les gens en marketing qui veulent avoir l’adhésion ou du moins la collaboration des blogueurs. Il y a toute une école de pensée qui est systématiquement contre l’inclusion de placement de produits en stipulant que les médias sociaux (avec en tête de liste les blogues) ne doivent pas être “pollués” par le marketing au risque d’entraver l’intégrité du contenu. Je ne partage pas du tout cette opinion parce que j’estime qu’un blogueur qui investit de son temps pour partager sa passion et créer du contenu mérite d’avoir un retour d’ascenseur. Par contre, il est clair comme le mentionnait Sébastien dans son commentaire que les gens de marketing ne doivent pas prendre les blogueurs pour des pancartes ou des hommes sandwich numériques .Il y a tout un travail de compréhension, de recherche sur le blogueur et son univers. Il faut également accepter de ne pas contrôler le message comme tu le mentionnais (la liberté de dire les points négatifs) et aussi faire preuve de transparence. Bref, il faut avoir une approche respectueuse et penser à une intégration subtile, personnalisée et authentique de la marque dans l’univers du blogueur.
@Yasha : je suis content de voir que tu as cette façon de penser. Avec une “startup” comme la tienne, je crois que l’implication des blogueurs sera très bénéfique!
Comme j’évolue dans le domaine des “Food Blog” je peux comparer avec ce qui ce passe aux États-Unis.
Les bloggeurs “jet-set” de ce milieu recoivent des dizaines de produits à tester, restaurants à essayer, évènements à courir.
Je suis convaincue que l’opinion des bloggeurs à un impact directe chez les gens qui partagent leur espace, puisque d’une certaine façon, c’est un peu comme se faire conseiller un produit par un parent, ami, voisin.
De la pub, mais de façon indirecte.
@Marilou: je suis entièrement d’accord, si on lit régulièrement un blogueur, ses conseils deviennent comme ceux du beau-frère, c’est-à-dire qu’on a plus confiance en ses propos qu’en ceux de l’entreprise elle-même.
Dans mon milieu, je suis étonné de voir que nous sommes peu sollicités. Je verrais facilement les entreprises nous prêter ou donner un nouveau gadget, un nouveau téléphone, un livre sur les technologies ou le démarrage d’entreprise pour qu’on les essaie et commente sur nos blogues. Cela coûterait peu et selon moi, ferait possiblement un bon retour sur investissement.
Je pense que cette mentalité va s’accroître dans d’autres domaines et du côté francophone au Québec sous peu!
J’embarque un peu tard dans la conversation, mais peu importe ! Y a-t-il une loi pour commenter un billet et ne pas être trop en marge ? ;o)
Ma collaboration avec les blogueurs est une des parties de mon travail en relations publiques que j’apprécie le plus. Je le disais dans mon dernier billet, je blogue pour les gens. Je travaille aussi pour eux ! J’apprécie pouvoir échanger avec les gens passionnés que sont les blogueurs. Des gens curieux, sociales, créatifs et à l’avant-garde, bref, des gens intéressants et ouverts à de nouvelles expériences, de nouvelles idées.
Un des plus grands défis est de vendre aux clients l’importance d’intégrer les blogueurs dans les stratégies de communications. En relations de presse traditionnels (avec les journalistes), on peut calculer la portée des retombées de presse en terme d’évaluation. Comment alors expliquer au client l’importance de payer pour que l’on rejoindre un blogueur qui a 1000 lecteurs à l’instar d’un journaliste de La Presse qui a une portée de 384 600 lecteurs. La réponse est dans la segmentation bien sûr. On ne parle plus à la masse, on parle à des communautés d’intérêt tissés serrés, surtout au Québec. Le potentiel viral, le bouche-à-oreille, demeure un facteur également non négligeable.
@Sophie: aucune loi, le monde peut commenter quand bon leur semble. Beaucoup de mes billets sont intemporels ou presque.
Ça me donne une idée de faire un genre de document d’informations sur l’intégration des blogueurs: avantages, inconvénient, comparaison avec les médias de masse, retour sur investissement, étude de cas…