Trop techno pour vos clients?

Ce billet a été initialement rédigé sur le défunt blogue À la base 2

  • Il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes d’affaires, c’est tellement facile aujourd’hui avec un téléphone intelligent de partager nos informations de contact;
  • Il n’est pas nécessaire de mettre son numéro de téléphone comme façon de se faire contacter, il y a tellement d’autres moyens plus modernes et efficaces pour se faire rejoindre;
  • Il n’est plus nécessaire d’appliquer des méthodes de promotions plus conventionnelles telles que les brochures ou publicité dans les médias traditionnels, on peut tout faire sur le Web et les médias sociaux.
  • Bien que je suis un homme technologique, que j’ai une bonne présence Web et que je préfère de loin le courriel au téléphone (j’oserais dire que je déteste le téléphone même), quelque chose me chicote! On a beau être rendu à un certain stade d’utilisation des technologies, mais si votre entourage ou vos clients ne sont pas rendus là, vous avez un problème. Êtes-vous peut-être trop technologique pour vos clients?

    Les cartes d’affaires

    Pour ma part, mes clients sont des PME de différentes industries et bien que certains proviennent des TI, je me dois d’avoir des cartes d’affaires sur moi. Souvent plus rapide que de tout rentrer à la main dans son téléphone ou d’expliquer un logiciel comme bump, elles me servent grandement dans plusieurs événements. Que ce soit dans une conférence, dans un dîner d’affaires ou dans un 5 à 7, elles sont souvent requises pour honorer une demande ou tout simplement pour donner mon contact. Bien sûr, il ne faut pas être la mitraillette des cartes d’affaires qui les distribuent à qui croise son regard et à une vitesse époustouflante, mais ça c’est un autre sujet.

    Le téléphone

    Je l’ai dit plus haut, je n’aime pas le téléphone. Peut-être est-ce parce que j’en traine un sur moi en permanence depuis plusieurs années, mais bref, j’en touchais mot ici. Je préfère le courriel ou les outils en ligne pour diverses raisons, mais en voici deux principales: je peux répondre lorsque je veux/peux et cela garde une trace. J’utilise même des outils comme Basecamp pour m’assurer un suivi de projet en ligne. Malgré tout ceci, certaines personnes ne sont pas à l’aise pour bien mettre en mot leurs pensées et préfèrent de loin le vive voix. De plus, même à l’air du Web, plusieurs contrats ne sont pas octroyés sans que le client et le sous-traitant se soit rencontré en personne ou du moins parlé au téléphone, question d’avoir un aperçu et pour se faire une idée de la personne. Du côté personnel, il y a du monde avec qui je ne pourrais même pas communiquer, car ils n’ont pas de courriels, donc encore moins de compte Facebook ou autre.

    Les médias sociaux

    Je suis un grand utilisateur des médias sociaux, j’en suis un passionné, je les utilise autant au niveau personnel que professionnel et je donne même des conférences sur le sujet, sauf que je dois vous avouer une chose terrible… ce n’est pas magique! Sans rentrer dans les détails, à priori il faut du temps et de l’effort pour se bâtir un réseau. Ce réseau vous sera fort utile pour augmenter votre réseau de contacts, trouver des prospects, avoir des contrats, mais encore faut-il que vos clients cibles s’y trouvent. Faire de la promotion sur les médias sociaux c’est une superbe expérience, lorsque bien faite. Pour ma part, je vais y chercher la majorité de mes contrats actuellement, mais le bouche-à-bouche, les conférences et les 5 à 7 sont aussi une bonne source de prospect. De ce fait, je n’oublie pas mes autres outils de promotion, même si je suis un type Web qui offre des services technos: mes cartes d’affaires, ma présence dans les événements en personne (donc moi, je suis un outil de promotion, haha), des pamphlets… Encore là, tout est une question de savoir où se situe votre clientèle. Cela changera certainement d’ici quelques années, mais plusieurs chefs d’entreprise ne sont pas sur Twitter ou LinkedIn. Il faut donc s’adapter à cette réalité et chevaucher les deux mondes.

    Conclusion

    Ce ne sont que trois exemples de choses qu’il ne faut pas totalement mettre de côté encore selon moi, mais il y a bien sûr plusieurs autres outils utiles dans la vie de tous les jours, peut-être un moins techno que ce qu’on voudrait. Il faut bien sûr faire l’éducation technologique des gens, mais il faut aussi aller à leur rythme et respecter leur niveau de connaissance ou d’adaptation.

    Avez-vous d’autres exemples de ce genre pour lesquels vous devez vous adapter ou garder un item moins technologique dont vous voudriez vous séparer? Pensez-vous, qu’il faut passer tout de suite au niveau supérieur et ceux qui pourront suivre, le feront? Bref, êtes-vous en accord ou non avec ma philosophie sur le sujet?

    Source de l’image : http://www.obsessedwithfilm.com

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